A la fois en continuité et en rupture, les Errances perpétuelles, instiguées en 2024 sont le fruit d’une quête du geste juste, du point, du trait et du nœud. Continuité car il s’agit d’une part spirituelle (moins prononcée) de mon rapport à l’art ; et rupture dans le sens où j’abandonne le volume. Dans une quête minimaliste, les errances perpétuelles interrogent notre rapport au temps et à l’espace. Elle se présente, pour l’instant sous forme d’une multitude de petits formats. Elle est une recherche du point juste, comme on dirait « une note juste ». J’y abandonne la matière et restreint la gamme de couleurs. Cette démarche plus austère – soulignée par le recours au lin naturel utilisé dans l’habit monacal – s’inscrit dans une quête de sobriété. Les points que j’utilise sont des points de Gobelin (le plus petit point possible), le point de nœud et le point lancé. J’invente ce que l’on pourrait qualifier d’écriture, de langage, à la manière d’un code mathématique, et recherche des significations aux lignes.

